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Articles taggués ‘Yannick Noah’

Film Safari : film sorti aujourd’hui

01/04/2009

Le film Safari est sorti en salle ce mercredi et Yannick Noah assure

Film Safari

Dans le film Safari sorti ce mercredi 1er avril, Yannick Noah (parmi le casting) apparait et réalise une bonne prestation. Et ce n’est pas un poisson d’avril. Yannick connait bien l’Afrique du Sud où il a joué courageusement un match de Coupe Davis pendant l’apartheid avec l’équipe de France. Yannick est allé sur place avec sa femme et sa maman Marie Claire Noah. Safari, film dans lequel joue Kad Merrad et… Yannick Noah ! Allez le voir, c’est sympa. Par contre je ne suis pas critique professionnel alors m’en voulez pas si la critique sur le film Safari ne correspond pas à votre appréciation du film. C’est juste un avis. Six touristes français ont décidé de découvrir l’Afrique du Sud au cours d’un safari organisé par Richard Dacier. Ils ignorent alors que leur guide n’a pas mis les pieds dans la brousse depuis 30 ans… Et qu’il a peur des animaux ! Quel synopsis ! Et des bisous

Saison 2009

Safari le film : avec Yannick Noah !

21/03/2009

Dans le film Safari, Yannick Noah joue les acteurs !

safari le filmYannick Noah la célébrité préférée des français, ancien champion de tennis et nouvelle star de la musique nous joue l’acteur et accompagne Kad Merad et Lionel Abelanski dans le film Safari d’Olivier Baroux. Six touristes français ont décidé de découvrir l’Afrique du Sud au cours d’un safari organisé par Richard Dacier (Kad). Ils ignorent alors que leur guide n’a pas mis les pieds dans la brousse depuis 30 ans… Et qu’il a peur des animaux ! Une comédie dans laquelle apparait Yannick Noah.

Bande annonce Safari le film

Saison 2009

Tennis : Noah Yannick

04/03/2009

Un des grands joueurs de l’histoire du tennis, l’un des plus spectaculairesTennis Noah : Yannick Noah

Aujourd’hui, Yannick Noah c’est la musique. Il n’y a qu’à regarder les requêtes les plus tapées dans les moteurs de recherche associées à son nom : concert, aux arbres citoyens, les lionnes, chanson, clip, paroles, ose, musique, photos, cd, charango… On en oublierait l’essentiel : avant d’être chanteur, Yannick a été un très grand tennisman. Le point commun entre les 2 Noah, la générosité. Evidemment, Sports Tennis souhaite remémorer le temps de plusieurs articles la carrière exceptionnelle du français, un champion d’exception. Certaines mauvaises langues diront qu’il n’a gagné qu’un seul tournoi du Grand Chelem, qu’il n’a jamais été numéro un mondial ou alors qu’il n’a pas réussi, en tant que joueur, à remporter la Coupe Davis avec les Leconte, Tulasne ou encore Forget. Il avait largement le potentiel tennistique pour avoir un plus gros palmarès mais Yannick Noah est plus qu’une machine à gagner du genre Ivan Lendl. Et il a fait vibrer le public français et le public international pendant plus de 10 ans, a participé à l’évolution du tennis et du sport français en général en devant le capitaine charismatique de l’équipe de France de Coupe Davis. Yannick Noah au tennis c’est 23 titres en simple dont une victoire à Roland Garros en 1983,  13 finales perdues, 3 1/4 de finale, 3 1/8 de finale au French Open, une demi-finale à l’Open d’Australie en 1990, plusieurs quarts de finale à l’US Open, une meilleure place de 3ème à l’ATP,  plusieurs années consécutives dans le TOP 10, c’est pas rien ! En double, il a remporté 16 tournois dont Roland Garros en 1984 avec Riton et a été numéro un mondial. En tant que Capitaine, il a remporté 2 Coupes Davis (1991, 1996) et une Fed Cup en 1997. Yannick Noah c’est le plus gros palmarès du tennis français de l’ère Open. Et oui, bien avant l’équipe de France de Football, l’équipe de France de tennis a été championne du monde en battant les Etats-Unis de Sampras et Agassi. Tout cela grâce à la gnak de Yan.

Les stars du tennis

Roland Garros 1980 : Noah - Connors

15/02/2009

Roland Garros 1980 : Noah, une déchirure, un drame

Blessure de Noah contre Connors à Roland Garros 1980

Le 1er juin 1980. Un dimanche, un jour de fête pour les 18 000 spectateurs du Court Central qui étaient venus voir évoluer le « chouchou » de toujours, Jimmy Connors, et la nouvelle étoile montante du tennis, Yannick Noah, tout juste 20 ans, le dernier rescapé français, opposé en huitièmes de finale. Une date, un rendez-vous manqué dont se souvient encore, pour toujours peut-être, le tennisman n°1 de l’hexagone, contraint à l’abandon sur blessure, après deux sets perdus joués à un très haut niveau tennistique…

Connors

et Noah jouaient déjà depuis un bon moment. L’Américain, mené 4/5, avait arraché le premier set et, dans le deuxième set, malgré le retour du Français de 2/5 à 4/5, il dirigeait encore la partie, étant même en possession d’une balle de set qu’il gâchait par un retour dans le filet. Et ce fut alors le drame…
Connors à la volée exécute une amortie sur laquelle Noah court, court, sans réussite, et au bout de ces longues enjambées, un grand écart fatal, une longue glissade en déséquilibre. Un cri. Une douleur terrible. L’immense athlète qu’est Noah est à terre. Le public est effondré. C’est la consternation sur le Central…

Noah, grimaçant, se relève avec le soutien de Jimmy. Il regagne sa chaise, cherchant du regard une aide qui n’arrive pas. Après trois minutes d’incertitude, il revient sur le court, sans espoir, la blessure musculaire est trop profonde. Il set une première balle dans le filet. Sur la seconde, il ne peut pas démarrer sur le retour de Connors et il décide sagement d’abandonner, les larmes dans les yeux…

Sort cruel et tragique pour Noah qui méritait de défendre complètement ses chances devant Connors. Certes, l’Américain avait dominé le Français, se régalant sur les balles puissantes de ce dernier. Mais avant sa terrible déchirure musculaire aux ischio-jambiers gauches, il n’avait jamais été très loin de son adversaire, tout en ne jouant pas à son maximum. Alors ?…

On reprocha à Noah d’avoir pris trop de risques sur cette amortie qu’il ne pouvait pas sciemment rattraper. On l’accusa de « faire du cinéma » N’est-ce pas M. Quidet ?!
Enfin, on entendit même : « c’est la plus belle sortie pour lui ». Un peu triste tout cela quand on connaît la rage de vaincre du Français, sa formidable volonté de terrasser l’adversaire à la manière américaine. « The Killer Instinct », comme on dit là-bas. Connors était objectif : « C’était une balle difficile pour Yannick. Mais il devait tenter quelque chose car elle était très importante ».

Noah Connors

Quoiqu’il en soit, cette blessure gâcha une bonne partie de la saison estivale de Noah. Non seulement, il déclara forfait en Coupe Davis, contre la Tchécoslovaquie – un match que la France pouvait gagner avec lui, bien que se jouant à Prague -, mais il renonça aussi au tournoi de Wimbledon, dans lequel il avait été désigné tête de série n°12.

Dommage… car Noah, après un début d’année incertain, avait retrouvé le moral après les tournois de Los Angeles et de Las Vegas, et une semaine de stage chez le « sorcier » australien Harry Hopmann, à Tampa, en Floride.
Le contraste était frappant entre le Noah de la Coupe Davis contre l’URSS (battu par Borisov), le Noah du tournoi de Nice (battu par Luna au second tour) et le Noah doté d’une ardeur nouvelle qui trouva une juste récompense à ses efforts pour revenir au premier plan avec notamment une place de finaliste aux Internationaux d’Italie à Rome (battu par un Vilas trop costaud), la première de sa carrière dans une épreuve prestigieuse, suivie de deux succès probants à Roland Garros, contre José Luis Clerc et Eliott Teltscher…

Pour la petite anecdote, en cette 1980, on tourna à Roland Garros un épisode de la série télévisée « Salut champions », avec comme personnages principaux, les acteurs Chantal Nobel (reporter sportif) et le beau frisé Michel Robbe dans le rôle d’un champion de tennis au regard bleu azur, dénommé Forester, et sur lequel on fonde de grands espoirs mais qui va vite se déconcentrer en raison d’une forte attirance pour la charmante journaliste…

1980, Roland Garros (Grand Chelem) , ,

Roland Garros 1983 victoire de Yannick Noah !

10/02/2009

50 millions de Yannick Noah à Roland Garros 1983

Magnifique Noah

Une préparation minutieuse, une technique désormais très au point, le meilleur physique du tournoi et le meilleur rapport détente – vélocité – dynamisme - puissance, et un public acquis à son jeu. Oui, Yannick Noah a mérité son Roland Garros.

Ne jouant pas à 100 % en première semaine, il a pourtant dominé ses adversaires en les contrôlant de bout en bout.
Mené au score dans les premiers sets contre l’américain Pat Dupré au 3ème tour ou l’Australien John Alexander en huitième de finale, il est à chaque fois revenu sans heurt, sans jouer comme auparavant le couteau entre les dents.
Quand il fallait produire un effort, il le faisait à sa main et comme pour contredire ses détracteurs de début de saison, il mit un point d’honneur à bien relancer, retourner long en revers, et c’est en cela que l’on peut juger ses progrès.
Désormais, Noah pouvait gagner sans compter sur son service extraordinaire, au demeurant le plus fiable au monde sur le plan technique, d’après les spécialistes. Oui, désormais, son jeu était complet.

Contre Lendl, son ennemi de toujours, il domina en force cette fois, en physique mais aussi en force de caractère. Noah s’est battu comme il sait le faire en s’engageant totalement physiquement, techniquement, mais aussi avec son orgueil et son amour – propre, et c’est sur ces deux points qu’il a fait la différence avec un Lendl qui n’aime pas devoir se bagarrer et lutter. Lendl n’est pas assez humble pour cela. Ou il domine, ou il craque : il n’y a pas chez lui de moyen terme et c’est ce qui l’empêche parfois de concrétiser une supériorité moyenne pourtant extraordinaire.

Dans le récital Noah, on imaginait mal Roger – Vasselin lui prendre la vedette en demie finale ; puis tout était réussi pour une super finale contre le déjà vainqueur à son âge de l’année passée, Mats Wilander.

Là, Noah était trop costaud : on avait l’impression d’assister à un match entre deux boxeurs ne boxant pas dans la même catégorie, et qui plus est, dont l’un était puncher : le grand, et dont l’autre était un boxeur aux points : le petit.
Combat disproportionné que seule la peur, celle d’une victoire dans un tournoi du Grand Chelem, pouvait empêcher Noah de conclure au 3ème set.
Il n’aurait pas fallu en effet que Wilander gagne le 3ème set, car Noah était au comble de l’excitation, mais avec des si….

Noah avait donc remporté son tournoi, mais suspendu et peu enclin à jouer sur herbe, il a décidé juste après de ne pas disputer la Coupe Davis et de se concentrer en faisant l’impasse sur Wimbledon, pour le mois d’août et la préparation de Flushing Meadow : un tournoi que son nouvel appétit et sa nouvelle ambition lui faisaient envisager avec un moral de vainqueur.
Oui, Noah avait mûri depuis la finale de Grenoble de Coupe Davis 1982 perdue face aux Etats-Unis de John Mc Enroe.

En résumé, dans ce Roland Garros 1983, le parcours de Yannick fut étincelant : victoire sur Jarryd 6/1, 6/0, 6/2, victoire sur Pecci 6/4 6/3 6/3, victoire sur Dupré 7/5 7/6 6/2, victoire sur Alexander 6/2 7/6 6/1, victoire sur Lendl 7/6, 6/2, 5/7 6/0, victoire sur Roger – Vasselin 6/3 6/0 6/0, et enfin victoire sur Wilander 6/2 7/5 7/6.
A une manche près, Noah réalisait l’exploit parfait. En effet, sans ce 3ème set bêtement concédé à Lendl en quart de finale, Yannick aurait rejoint Nastase et Borg qui, en leur temps, écrasèrent le tournoi sans perdre le moindre set.

Après la finale, ce fut la liesse aussi bien dans les médias que dans la maison de Noah à Nainville les Roches (Essonne).
La nuit du 5 au 6 juin 1983 fut mémorable. Après avoir répondu à toutes les sollicitations, l’idole de tout un peuple rentra chez lui où une foule d’amis et d’invités surprises l’attendait pour fêter comme il se devait ce triomphe mythique. Et parmi les fidèles, Jean-Louis Aubert et Louis Bertignac, membres du plus grand groupe de rock français (Téléphone), avaient réservé une belle surprise à leur ami sportif en improvisant, guitare en main, des bœufs mémorables …

Au final, Noah remporta 23 titres en simple dans sa carrière dont ce fameux Roland Garros et presque autant en double. Il fut n°3 mondial en simple (meilleur classement en 1986) et n°1 mondial en double.

Quelques années après la fin de sa carrière, le champion français déclara : « tout le travail que j’ai abattu en 1983 pour gagner Roland Garros, je ne l’avais jamais fait avant, et je ne l’ai plus jamais refait après ». On comprit alors qu’il avait atteint en 1983 son but suprême, et qu’il n’avait plus de réelle ambition pour la suite de sa carrière de joueur. Il ajouta tout de même : « Le seul regret que je peux avoir, c’est l’année 1986 où je suis au dessus de tout le monde. Cette année là, je dois gagner Roland…. Sans cette maudite blessure, sans cette maudite valise qui me tombe sur le pied… »

1983, Roland Garros (Grand Chelem)